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Réussir un entretien d'embauche

Les quelques astuces précieuses à savoir pour décrocher son entretien sont ici ! Finie l’angoisse d’une vacuité de recherche et le stress face au recruteur. Tous les moyens sont bons pour adopter les meilleurs déclics et en mettre plein la vue au DRH.

Actuellement en cours ou fin de cursus, vous recherchez un stage, un job d’été, un contrat de professionnalisation/alternance ou bien un CDD/CDI pour les plus ambitieux. Si c’est toujours le cas, alors vous êtes au bon endroit ! Mettez-vous dans la peau des opérationnels, DRH, RRH, GRH, et recruteurs pour déceler leurs attentes et remporter haut la main l’entretien & le job de votre choix. 

La recherche 

Peu importe le type de contrat que vous recherchez, la méthode est la même. A contrario de ce que l’on peut lire sur la toile, les 3/4 des entreprises acceptent des postulations via internet. Vous pouvez vous déplacer mais à vos risques et périls, les DRH vous diront de postuler via leur plateforme internet de recrutement. Des petites structures, artisans, et certaines start up accepteront un déplacement de votre part. Le porte-à-porte est alors possible et relatif à différents critères tels qu’une absence d’internet/de site officiel, d'une pénétration du marché récente (niche de marché)…

Exemple : Pour un Starbucks, postulez sur leur site directement. Pour un artisan cordonnier vieux comme le monde, allez le voir.

Une majorité de recruteurs mettent en ligne des descriptions de poste, et puisent de nouveaux talents sur ce qu’on appelle des jobboards, à savoir : APEC, Indeed, Monster… Je vous conseille vivement de glaner des informations et de déposer vos CV/lettre de motiv’ sur ces sites qui regorgent de recruteurs prêts à vous embaucher. Si vous n’êtes pas retenu, restez inscrit et re postulez l’année suivante, il est possible que vous fassiez partie du vivier de l’entreprise et êtes susceptible d’être recruté l’année suivante avec un peu de chance.

Exemple : Atos, entreprise leader sur la sécurité informatique crée des descriptions de poste via Monster (jobboard).

De nos jours, nous sommes dans un monde de type ATAWAD, « Any Time Any Where Any Device », peu importe où l’individu se trouve, il est interconnecté, il peut interagir quand bon lui semble sur le terminal de son choix (tablette, téléphone, laptop…). La digitalisation est un gain de temps adopté par tous, outre la réticence de certains qui ont dépassé un âge canonique et ont du mal à s’adapter parce qu’ils ne sont pas des digital natives (né avec la technologie).

Les agences d'intérims ne sont pas à négliger, vous recherchez simplement des missions temporaires pour gagner un peu d’argent, ces agences à contrats de mission/contrats de mises à disposition sont faites pour vous. Sous forme de contrat tripartite (entreprise qui embauche et paye le salarié, l’intérimaire embauché, et l’entreprise qui a le besoin) qui permet de nourrir, étoffer le CV en attendant de belles opportunités.

Exemple : Agences d’intérim : Adecco, Manpower…

La pierre angulaire de ce type de contrat reste la flexibilité, l’intérimaire peut gagner en compétence tout en ayant un autre job en parallèle et optimiser son employabilité par la polyvalence. Par ailleurs, Avoir un parcours en dent de scie est d’autant plus difficile à expliquer quand on veut se repositionner sur un CDI. A vous de trouver les arguments pour expliquer la cohérence de votre parcours.

Exemple : C’est le même topo pour les CDD, la situation n’est pas stable et ne permet pas de faire des emprunts pour acheter/louer un appart. A vous de revoir vos priorités et de faire le bon choix.

Vous pouvez également solliciter les cabinets de recrutement pour que l’on vous donne des conseils, et que l’on vous positionne sur telle ou telle entreprise. Par conséquent, tout service possède un coût.

En définitive, on peut avoir recours au fameux réseau professionnel Linkedin, implanté un peu partout dans le monde, qui aide à l’insertion professionnelle. On va préférer privilégier linkedin à facebook qui est davantage orienté pour la vie privée, et twiter pour le fil d’actualité.

Linkedin, efficient et fructueux intervient pour :

  • Connecter des professionnels entre eux. 
  • Créer un profil pour développer son identité professionnelle  
  • Recruter de nouveaux talents  
  • … 

Si vous avez des connaissances qui peuvent vous pistonner (=cooptation en RH), il est l’heure de faire jouer vos relations. En vue de la conjoncture économique instable c’est ce qui se fait de mieux.

La période idéale

Il est chose aisée de connaitre les anticipations d’une entreprise qui est sur le point de mettre en place son processus de recrutement. « Pas folle la bête ! ». Il est fortement conseillé de se tenir informé de salons étudiants/métiers. De plus, sur internet des classements des enseignes qui représentent une hausse substantielle au niveau de l’embauche sont parfois mis en ligne.

Exemple : Je sais que mac do, GDF, SNCF et quelques organismes bancaires recrutent beaucoup.

Il est important de noter que ceci reste relatif au contrat de travail que vous recherchez, au secteur d’activité, à la taille de l’entreprise, au besoin, et au budget annuel de recrutement déjà distribué.

Exemple : Job d’été, bah logiquement c’est pendant les vacs d’été, on table ça sur une période de mai à septembre. Un stage de fin d’année, the same thing, après vos cours, à vous de postuler en avance pour augmenter vos chances de réussite.

On distingue certains mois mis en exergue au cours de l’année où l’appel d’offre explose. Ce phénomène impacte considérablement la demande qui augmente de façon exponentielle. Dans tous les cas, il existe des exceptions qui confirment la règle.

  • Le mois clé débute fin août/début septembre, c’est la grande reprise qui génère un réel tremplin. 
  • Les mois de novembre & décembre sont favorables à une embauche à foison afin de combler les postes vacants pour les fêtes jusqu’à janvier. 
  • A posteriori du mois de mai et de ses nombreux jours fériés et ponts, le mois de juin est propice au recrutement. Certains diront que c’est trop tard, mais il n’en est rien, quelques départs expliquent de façon significative cette mobilité.   

Nota bene : On parle beaucoup du mois d’aout comme étant un mois en pleine récession d’activité, tout le monde part en vacs, so les recrutements dégringolent.

La candidature spontanée

Les start up, artisans, et certaines PME implantés sur le marché ont souvent un manque de connaissances du processus de recrutement et embauchent des candidatures spontanées qui pour eux leurs sont très utiles.

Les recruteurs voient des milliers de cv et lettre de motiv’. Il faut être percutant et attirer l’œil dès le début sinon poubelle. Une lettre se doit d’être personnalisée, et nominative à l’entreprise, or une lettre spontanée est principalement généraliste, et impersonnelle de type publipostage. L’inconvénient c’est que l’on est dans une dynamique de « cherche tout », sans se positionner, sans objectif et recherche précise. Vous balancez votre aide en espérant qu’une entreprise ait besoin de votre savoir-faire, sans même savoir s’il y a réellement un poste vacant à occuper. Concrètement, si vous ne disposez pas d’un parcours atypique, avec une forte technicité dans le domaine ou vous postulez, voire un profil polyvalent pour vous propulser, la démarche passive sera souvent évincée.

La postulation & pré-sélection 

Avant de cliquer sur le bouton « POSTULER », composez un CV suivi d’une lettre de motivation. Inutile de postuler si vous n’avez pas la lettre de motiv’. Le layout est très important, c’est comme ça que le recruteur commence son sourcing de candidats. Un cv comporte des éléments incontournables à respecter, réaliser sur une page, une écriture uniforme (police, taille selon titres, couleur noire…), la photo n’est pas obligatoire mais conseillée (sobre & professionnelle). Si votre présentation n’est pas aux normes de l’employeur, il ne prendra même pas le temps de lire votre cv/lettre, c’est la pré sélection.

Exemple de mise en page d’un cv lambda

Section haut de page

I. En tête de page ou pied de page des infos sur vous :

  • Nom prénom
  • Num/Mail
  • Permis (si oui lequel)
  • Adresse

II. Mettre un titre de CV pour expliquer clairement le poste ou le domaine recherché :

  • Job d’été
  • Stage informatique
  • Ingénieur polytechnique

III. Ajouter 1-2 phrases pour vous définir à titre introductif (qualité, domaine d’expertise/de prédilection…)

Section centrale

IV. Partie Etude

V. Partie expérience professionnelle

Pensez à dater les expériences professionnelles et diplômes dans l’ordre décroissant avec nom de l’entreprise, missions, postes…)

Exemple :

Aujourd’hui à 2013 : …

Mai 2015 à mai 2012…

Septembre 2013 à juin 2010…

Section bas de page

VI. Partie langue (Anglais : niveau… Italien : niveau…)

VII. Partie informatique (Logiciels... Pack office… Html, css, php…)

VIII. Partie intérêt (sport, loisir, voyage…)


Ensuite il lit et jette son dévolu sur le postulant ad hoc (le plus adapté au besoin de l’entreprise).

Arrivé à ce stade, un entretien téléphonique est préférable avant la rencontre. Il faut rester clair et précis en expliquant pourquoi se porter candidat, ce que vous recherchez. N’hésitez pas à poser des questions, où se situe l’entreprise, le dress code à adopter… Si le RH estime que la personne n’est pas du tout à l’aise à l’oral, que ses justifications sont vaseuses et qu’elles ne reflètent pas les attentes et la politique de l’entreprise, il next.

Si vous avez la chance de parvenir à l’étape du recrutement physique, il faudra au préalable préparer cet entretien pour mettre toutes les chances de votre côté. Prenez des documents à ramener, une carte d’identité/carte de séjour, une carte vitale, un RIB, un justificatif de domicile au cas où vous seriez recruté le jour-même.

Exemple : J’ai déjà été recruté le jour-même, si l’employeur voit que vous en valez la peine ou qu’il a un besoin pressant de collaborateurs, il n’hésitera pas à vous engager sur le champ. 

L'entretien 

Il faut savoir que vous serez surement amené à vous présenter à divers entretiens pour un seul poste selon le statut, le type de contrat, l’image de marque… Si malheureusement ce n’est pas concluant, ne partez pas négatif, vous aurez acquis des méthodes empiriques professionnelles, et ça vous servira pour les prochains entretiens.

L'entrée

Elle compte, si vous arrivez en retard c’est déjà mort. C’est un entretien professionnel, ce n’est pas un moulin, soit vous voulez votre job soit vous restez chez vous. Outre le fait de se présenter en retard, si vraiment vous avez un contretemps qui est tout à fait légitime, il est respectueux d’appeler pour prévenir.

Exemple : j’ai déjà recalé des candidats pour 20min de retard, les excuses on les connaît depuis 1920… (Transport, pas réveillé…).

La tenue est un élément incontournable, elle représente votre vitrine, c’est ce que le recruteur voit en 1er. Si vous ne soignez pas cette image, et que le dress code n’est pas respecté, d’autres candidats sauront tenter leurs chances à votre place. Le costume/tailleur est requis, une tenue professionnelle peu importe que ce soit un CDI ou un stage. Evitez la grosse barbe de 3 ans, les tatouages/piercings proéminents. A défaut, de modifications selon certaines entreprises qui acceptent une apparence plus décontractée à l’instar des écoles de pub/tatoo (publicis…).

Exemple : Les mecs, si vous venez en costard tip top, avec des chaussures pas cirées c’est même pas la peine de passer l’entretien, restez en pyjama devant la télé. 


Présentez-vous à l’accueil : « bonjour, maxime Mounier je viens pour le poste de xxx, j’ai RDV avec Mr intel à 14h… ». On va vous demander de patienter, respirez, l’attente peut paraitre longue. Une fois le recruteur arrivé, derechef vous vous présentez : « Bonjour… ». Que ce soit un homme ou une femme en face, une poignée de main ferme est de rigueur (main droite, pas un tapotage spongieux par le bout des doigts…). Vous cherchez le contact visuel, un regard franc et intéressé. Vous imposez votre présence physique tout en prestance et raffinement. Trop tard, on vous demande de vous asseoir, et la joute verbale commence !

Préparez des cv en plusieurs exemplaires, il est possible que vous soyez confronté à 2-3 recruteurs (recruteur junior/senior, opérationnel, chef de projet…). Ne déposez pas vos clés, téléphone, tout votre bazar sur le bureau, respectez l’espace du recruteur en restant méticuleux et classe. Idéalement, prenez de quoi écrire, et prenez des notes quand on vous explique les missions ça vous fera déjà une belle attitude professionnalisante.

La communication verbale

L'expression orale est le modus operandi, la manière de s’exprimer avec discernement, structurer ses propos, étayer ses dires. L’employeur vous guide et vous explique comment le recrutement va se dérouler, présentation de l’entreprise, le poste et les missions qui vous seront assignées, et quand il vous demandera de vous exprimer vous devrez expliquer votre cursus ainsi que votre parcours professionnel, pourquoi pas vos intérêts selon le type de contrat recherché. In fine, le recruteur va interagir avec vous en vous posant différentes questions pour voir la cohérence de votre parcours, ne faites pas de rétention d'information. Pour montrer que vous êtes impliqué et intéressé, posez à votre tour 2-3 questions sur l’équipe, sur la composition des business units, qui vous supervisera, si certains points saillants ne sont suffisamment pas compris, sous combien de temps vous aurez une réponse (la plupart du temps vous n’avez pas de réponse pour un refus, c’est par le nombre de cv kilométriques qu’ils ne répondent pas et non pour un manque de respect). A vous de les recontacter pour affirmer votre intérêt.

Un recruteur se base d’abord sur son ressenti, et que malgré les qualifications, le comportement, la personnalité prime également. Il est impératif de vous vendre sans pour autant mentir et embellir la situation. Tout n’est pas basé sur la désirabilité sociale, il est facile en 1h de se montrer sur son meilleur jour pour obtenir le poste et berner les recruteurs. Néanmoins, les RH ont l’habitude et sont formés pour déceler ce genre de candidats, jouez la transparence en vous rapprochant au maximum de la vérité.

Il est prépondérant d’intégrer à votre prestation votre motivation qui peut s’articuler autour de points simples et pragmatiques, je ne vais pas vous balancer toute une liste in extenso, mais voici quelques-uns qui pourront ripoliner votre image devant le N+1 : le souhait d’être opérationnel le plus rapidement possible, d’avoir une certaine appétence intellectuelle, d’avoir une capacité d’adaptation, un bon relationnel, une flexibilité et polyvalence sans failles… Montrez que vous êtes une valeur plus pour l’entreprise, que vous allez apporter quelque chose pour rentabiliser. Il faut compter 1 mois de formation en moyenne pour être en rente de situation (Et oui, c’est un coût pour l’entreprise de recruter et de vous former).

La communication non verbale

Le langage corporel représente le plus gros pourcentage que les recruteurs regarderont, suivi de la cohérence de votre parcours, motivation… Ne courbez pas l’échine, c’est votre posture qui peut vous perdre si vous tremblez, si vous fuyez le regard, si vous croisez les bras/jambes, si vous vous recroquevillez sur vous-même… in abstracto, la gestuelle qui est une communication non verbale nous en apprend davantage qu’une communication verbale. Il est facile d’endormir un employeur avec de belles paroles, heureusement que tout n’est pas basé sur ces dires. On ne vous demande pas de maitriser le langage de Molière mais d’aiguiser votre argumentation, et d’utiliser un langage littéraire avec un vocabulaire spécifique.

La sortie

Elle se fait quand les 2 parties n’ont plus rien à expliquer, qu’ils ont eu leurs réponses, remerciez les recruteurs sans trop en faire et partez toujours sobre et circonspect. En moyenne, il faut compter 1-2 semaines de délibération de votre cas pour avoir une réponse, si réponse vous avez.

Les questions pièges

Dans certains cas, l’employeur peut insérer dans l’entretien des questions sournoises enclin à ébranler la stabilité du postulant, que ce soit une question à forte technicité, ou une approche émotionnelle/comportementale. Cette démarche sinueuse permet de jauger la réaction du candidat, souvent en proie au doute, confronté entre 2 hauts potentiels. C’est le langage corporel qui va opérer, stressé, stoïque, marmoréen, gêné, humilié, liquéfié… On bégaye, on devient tout rouge, on fuit du regard, on se rassure, on essaie de combler le vide dans la conversation, on ment, on accepte de ne pas avoir la science infuse…

  • Des questions d’ordre cognitif 

Exemple : Quel est le taux de recrutement réalisé par le groupe cette année-là ? Est-ce que ce produit est un produit phare depuis sa mise en vente ?

  • Des questions d’ordre émotionnel 

Exemple : Vous faites toujours des digressions sur les questions que l’on vous pose ? Vous ne pensez pas qu’en étant aussi facétieux dans vos propos, on ne vous prenne pas au sérieux au sein de l’entreprise ?

La conclusion

Pour corroborer certains dires, le fait de manquer d’expérience professionnelle est un réel désavantage, on va regarder l’employabilité, à vous de montrer que cette marge est minime.



Si vous recherchez un stage, inutile de négocier le salaire, la plupart du temps les entreprises respectent la loi et vous êtes rémunéré, conventionné dans les normes. Cependant, si vous recherchez un CDI/CDD, vous pouvez, je dirais même que vous devez prendre l’initiative de négocier votre salaire, c’est le nerf de la guerre. (La rémunération est définie en fonction de la rentabilité de la société, des compétences du candidat, de la grille salariale, du poste occupé, des résultats…)

Nota bene : Un contrat de 2 mois et 1 jour a obligation d’être rémunéré, si l’employeur vous prend pour 3 mois de stage et ne vous rémunère pas, il est en tort et vous pouvez porter plainte et demander des dommages et intérêts. C’est la législation en vigueur. 

Vous avez là, pas mal d’infos pour vous perfectionner, performer, et exceller dans les entretiens.

Good Luck !

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